Energie
Posté le 23.06.2008 par geopol
(a) On nomme 'roche-réservoir' ou 'roche-magasin' la roche poreuse où la migration et la concentration des gouttelettes de pétrole embryonnaire produit un gisement de pétrole.
- "A ce stade-ci, on est encore bien loin d'un champ de pétrole. Il faut satisfaire encore à plusieurs conditions ; seules les deux premières conditions ont été remplies : accumuler de la matière organique dans les sédiments protégés de l'oxygénation, et avoir atteint les conditions d'enfouissemen spécifiques à sa transformation en pétrole. Tout ce que l'on a, c'est une certaine quantité d'hydrocarbures liquides et gazeux, sous forme de gouttelettes disséminées dans la roche. En volume, ces gouttelettes représentent peu. Rappelons qu'au départ on avait quelque chose comme 10 ou 15% de matière organique et qu'une partie seulement de cette matière a été transformée en pétrole. La roche dans laquelle se forment les gouttelettes d'hydrocarbures est appelée roche-mère. Il faut en arriver à ce que les gouttelettes se concentrent, en se déplaçant par exemple. C'est le processus de la migration. Il faut que les conditions géologiques soient telles que les gouttelettes en viennent à être expulsées de la roche-mère, puis transportées dans une roche perméable pour venir se concentrer dans ce qu'on appelle une roche-réservoir où le pétrole se trouve dans les pores de la roche ; une sorte de roche éponge. (Bourque, Université de Laval, "Les Combustibles fossiles", document du web)".
(b) La migration des gouttelettes se fait à partir d'une roche-mère où se forme le kérogène, par la décomposition de la matière organique.
(c) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Origine du pétrole. Energie fossile. Anoxique. "Géologie Politique".
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Posté le 23.06.2008 par geopol
(a) Un hydrocarbure est un "composé de carbone et d'hydrogène".
(b) Un hydrocarbure est le résultat de la décomposition, en condition anoxique (en l'absence d'oxygène), de la matière organique de cadavres biologiques (animaux ou végétaux).
(c) Il n'y a pas de vérité (géologique) des prix sur les hydrocarbures.
- "Nous avons un mauvais système économique aujourd'hui : il ignore le vrai prix des hydrocarbures, qui ne se renouvellent pas, et perturbent le climat avec une facture - élevée - à payer plus tard. Un bon système économique doit tenir compte de l'environnement. Quand on parle de ressources, le début de la zone d'ombre, c'est-à-dire le moment au-delà duquel il devient très difficile de savoir si la stabilité va rester ou pas, c'est 2015/2020, ce qui est très proche. (Jean-Marc Jancovici, in Metro, Octobre 2007)".
(d) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Energie fossile. Méthane. Origine du pétrole. Pétrole. Prix. Ressources fossiles. Roche-mère. Roche-réservoir. Stocker l'énergie.
Posté le 23.06.2008 par geopol
(a) L'exploration en vue de la découverte de champs ou de gisements de pétrole (dans une roche-réservoir formant un piège à hydrocarbures) est une activité complexe et coûteuse qui exige de bien comprendre le processus géologique qui est à l'origine du pétrole. D'autant que le pétrole se forme dans une roche-mère avant de migrer vers le gisement où il est piégé. Il y a donc des zones géographiques dans lesquelles, en fonction de nos connaissances, il est inutile de prospecter.
(b) L'exploration pétrolière est le seul moyen d'augmenter véritablement les réserves de pétrole et d'accroître la valeur boursière de la compagnie qui fait la découverte. Mais, pour arriver jusqu'au forage dans la roche-magasin, il faut entreprendre un grand nombre de travaux très coûteux.
- "L'obtention d'un champ de pétrole demande une conjoncture géologique bien particulière: l'accumulation de matière organique en milieu anaérobie ; un enfouissement juste ce qu'il faut, ni trop peu, ni trop profond ; la migration des gouttelettes obtenues par la dégradation biochimique et thermique ; la présence d'une roche poreuse et perméable pour accumuler ces gouttelettes ; finalement, une architecture des couches géologiques qui permet qu'une roche couverture imperméable puisse sceller la roche-réservoir et former le piège. Une première limitation à l'obtention d'un champ de pétrole est la nécessité d'avoir de la matière organique au départ du processus. Or, même si la vie est apparue sur terre il y a au moins 3,5 milliards d'années, l'abondance de matière organique n'existe que depuis à peine 500 à 600 Ma. Il devient donc pratiquement inutile de rechercher du pétrole dans des roches qui sont plus vieilles, comme par exemple dans le bouclier canadien. Même si par la suite toutes les conditions ont été satisfaites, enfouissement, migration, réservoir et pièges, il reste une autre limitation : que les géologues puissent découvrir ce piège. Avec toutes ces conditions, on comprend facilement que l'exploration pétrolière se fonde sur un cheminement complexe comportant toute une suite d'études scientifiques et techniques coûteuses. Il nous faut tenter d'établir si, dans le sous-sol, ce qu'on appelle la sous-surface en géologie du pétrole, il y a des couches qui peuvent avoir servi de roches-mères, s'il y a d'autres couches qui peuvent avoir agi comme réservoirs ou couches imperméables, et si la structure, les plis et les failles, présentent des situation de pièges. La formulation de stratégies d'exploration fait appel à plusieurs secteurs de la géologie et de la géophysique :
- la cartographie géologique de surface pour déterminer les types de roches et le style structural ;
- la paléontologie et la stratigraphie pour bien établir l'âge et la succession des couches sédimentaires ;
- la sédimentologie qui permet de cerner la nature des anciens milieux de dépôt et d'évaluer le potentiel en roches-mères et roches-réservoirs ;
- la géochimie organique qui par l'étude des matières organiques fossiles permet de suivre l'évolution thermique des kérogènes et d'évaluer le potentiel roche-mère de certaines couches géologiques ;
- la géochimie minérale pour évaluer l'évolution de la porosité des roches ;
- la géophysique qui à partir de l'analyse du comportement d'ondes sismiques provoquées en surface permet de tracer des profils sismiques qui donnent une image de la structure des couches géologiques en sous-surface.
Même après toutes ces études, on ne sait toujours pas s'il y a du pétrole : le seul test, c'est le forage, une opération qui se chiffre en million(s) de dollars. Avec ces informations, on comprend plus facilement que l'exploration pétrolière ne soit pas à la portée d'un simple prospecteur, mais qu'elle est faite plutôt par des sociétés et même, le plus souvent, par des consortiums de sociétés pétrolières. (Bourque, Université de Laval, "L'exploration pour les combustibles fossiles : hydrocarbures et charbons", document du web)".
(c) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Combustibles fossiles. Energie fossile. Gaspillage énergétique. Hydrocarbures. Pic de Hubbert. Vision cognitive du développement. Vision économique du développement. "Géologie Politique".
Posté le 23.06.2008 par geopol
(A) Combustible fossile.
(a) Source d'énergie. Le charbon a commencé à remplacer le bois, comme moyen de chauffage, industriel et domestique, avec la Révolution industrielle du XIX ème siècle. Dès le XX ème siècle, il a connu la concurrence du pétrole. Il retrouvera une place (à condition de capturer correctement le CO2), du fait de la proximité du pic du pétrole.
(b) Histoire. Dans ses Fragments de Mémoire, à propos de la cherté de 1847, Benoît Malon évoque une consommation de charbon (de terre) au hameau du Marais, à Précieux. Cette utilisation du charbon, à la campagne, était rare et récente. Elle pouvait s'imposer à des journaliers, qui ne disposaient ni de terres ni de bois.
(c) Pour faciliter le transport du charbon de Saint-Étienne vers Paris, via la Loire, la première voie ferrée fut construite, de Saint-Étienne à Andrézieux, en 1827.
(d) De là, des marchands devaient le vendre alentours. Précieux n'est qu'à 15 km d'Andrézieux.
(e) En 1829, le train était tiré par la première locomotive de Marc Séguin. En 1847, justement, eut lieu un regroupement des mines de la Loire. Mais le prolongement de la ligne vers Montbrison ne se fera que plus tard. La Gare sera inaugurée le 12 juillet 1866. L'Avenue de la Gare date de 1867.
(f) A titre d'illustration. Au cours du XIX ème siècle, l'Hôtel Pardon de Champdieu consommait un wagon de charbon par an.
(g) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Carbonifère. Charlieu.
(B) Maladie.
(a) La 'maladie du charbon' ou Anthrax est une maladie respiratoire, définie comme "inflammation du tissu cellulaire sous-cutané constituée par un amas de furoncles".
(b) Vecteur. Stomoxys calcitrans est une espèce de mouche qui peut inoculer au bétail diverses maladies, dont le charbon.
(c) Référence médicale :
- "Définition. En français, d'après le dictionnaire de Médecine Flammarion, le terme anthrax est une "lésion infectieuse de l'appareil glandulaire pilosébacé, d'origine staphylococcique, constitué par l'agglomération de plusieurs furoncles" ( 6ème édition, 1998). Il est donc différent du terme anthrax anglais qui signifie "maladie du charbon, charbon bactérien, charbon, maladie des trieurs de laine" et qui est une maladie infectieuse provoquée par Bacillus Anthracis. La maladie du charbon est une toxi-infection animale transmissible à l'homme.
C'est une zoonose surtout des ruminants qui peut se transmettre à l'homme de plusieurs façons, par les spores (forme de résistance de la bactérie) ou par la viande contaminée. C'est la plupart du temps une maladie professionnelle contractée :
- par la manipulation d'animaux morts du charbon ou de leurs produits, tels que la laine, les peaux, la poudre d'os ou de sang
- par l'inhalation de spores
- par la consommation de viandes mal cuites provenant d'animaux contaminés, surtout dans les pays en voie de développement.
Plus rarement :
- il existe des cas de transmission par piqûres de mouches qui se nourrissent de ces animaux.
- les risques liés à la consommation de lait sont considérés comme très faibles.
Il n'y a pas de transmission interhumaine. Des personnes peuvent être infectés au même moment s'ils sont soumis à la meme source de contamination. Les spores sont particulièrement résistants et peuvent rester dans le sol plus de 100 ans. La culture de la bactérie et la sporulation est relativement facile en laboratoire, ce qui en fait une arme bactériologique idéale.
Les formes de la maladie. La maladie du charbon se présente sous 3 formes en fonction du mode de contamination :
- Le charbon cutané ou externe. La forme cutanée est la plus fréquente et représente 90 à 95% des cas de charbon. Elle résulte de la contamination d'une plaie par les spores du bacille : formation d'une papule rouge qui évolue en une vésicule purigineuse et se transforme en une escarre noirâtre caractéristique de la maladie. Dans 90% des cas la guérison est spontanée. Le traitement antibiotique est efficace et sans traitement 80 à 90% des malades guérissent spontanément.
Diagnostic de cette forme. L'absence de pus, l'absence de douleur et l'occupation professionnelle du malade sont des critères de diagnostic de la forme légère. Dans les formes sévères, une adénite régionale peut s'installer allant jusqu'à la septicémie en absence de traitement.
- Le charbon respiratoire par inhalation. Il se transmet par inhalation de spores par le nez ou la bouche. Les spores qui restent en suspension dans l'air, de taille de 1 à 5 µm sont inhalés et se déposent dans les alvéoles pulmonaires. Les macrophages qui les phagocytent éclatent et les spores libérés sont transportés par le système lymphatique aux ganglions trachéobronchiques. Les spores donnent naissance à des formes végétatives qui se multiplient et produisent des toxines, jusqu'à 60 jours plus tard. C'est la forme la plus grave
La dose (LD50) de spores suffisante pour provoquer le décès de 50% des malades est de 2 500 à 55 000 spores inhalés.
Signes cliniques. Le diagnostic précoce est difficile car les symptômes sont non spécifiques et la suspicion de la maladie du charbon dépend de l'histoire du patient. La maladie se déroule en 2 phases :
- dans la première, les signes cliniques et les examens de laboratoire ne sont pas spécifiques. Les malades développent des symptômes tels que fièvre, dyspnée, toux, maux de tête, nausées, frissons, fatigue, douleurs abdominales et thoraciques. Ce stade dure de quelques heures à quelques jours.
- le deuxième stade est fulgurant, avec forte fièvre, dyspnée, choc toxique. Plus de la moitié des patients développent une méningite hémorragique, cyanose et hypotension progressent rapidement. La mort peut survenir dans les heures qui suivent.
- Le charbon d'ingestion ou intestinal. La maladie peut survenir après l'ingestion de viande contaminée et est caractérisée par une inflammation aiguë du tube digestif. Des nausées, perte d'appétit, vomissements, fièvre sont suivies par des douleurs abdominales, du vomissement de sang, et une diarrhée sévère. 25 à 60% des cas sont mortels.
- La septicémie charbonneuse. C'est une complication des 3 formes de charbon dont le diagnostic ne peut être fait que par isolement de Bacillus Anthracis.
- La méningite charbonneuse. Complication des 3 formes de charbon. Elle est rare.
Déclaration. Les médecins sont tenus de déclarer le moindre cas suspect sur un imprimé dont le modèle est annexé à l'arrêté du 5 octobre 2001 relatif à la notification obligatoire des cas de charbon humain. (voir rubrique réglementation) Le malade suspect doit être hospitalisé d'urgence pour confirmation du diagnostic et surveillance.
Epidémiologie. La vaccination des animaux a fait disparaître le charbon animal en Europe, la forme humaine est donc exceptionnelle et s'observe chez des personnes travaillant la laine, le cuir, les peaux, la poudre d'os provenant de pays où la maladie du charbon est endémique. La maladie est plus fréquente en zone tropicale : Asie, Afrique Noire, Amérique du Sud, Antilles.
Bactériologie. L'agent infectieux, Bacillus anthracis, est une bactérie Gram positif aux extrémités carrées, de 2 à 10 µm. Elle se présente sous forme isolée ou en chaînettes lui donnant l'aspect de "chaînes de bambou". Elle se cultive dans des conditions classiques aérobie ou anaérobie, protéolytiques, fermentant les sucres et produisant des spores dès la dixième heure en aérobiose entre 18 et 42°C. Elle ne sporule pas in vivo. La spore survit dans le sol pendant de longues périodes, jusqu'à plus de 100 ans.
Son pouvoir pathogène repose :
- sur la présence d'une capsule, caractéristique des souches virulentes car elle s'oppose à la phagocytose
-sur la synthèse de toxines protéiques.
- détection et isolement
Après prélèvement dans la pustule ou les liquides biologiques infectés, le bacille est identifié par culture ou inoculation au cobaye par des laboratoires spécialisés.
Traitement et la prophylaxie. Dans le charbon par inhalation, la précocité de l'antibiothérapie est essentielle. C'est une question d'heures et une véritable course contre la montre s'engage.
Seule l'antibiothérapie prophylactique du sujet exposé (sujet contact) est justifiée, elle doit durer 60 jours, l'incubation de la maladie étant de 2 à 60 jours.
L'antibioprophylaxie de type post-exposition est le seul type d'antibiothérapie préventive qui soit justifiée. L'antibiothérapie de pré-exposition par autoprescription doit être proscrite, elle n'apporte aucun bénéfice.
Les antibiotiques à prescrire dépendent de la sensibilité de la souche bactérienne, 3 types en sont recommandés (CDC d'Atlanta - Club Edisan)
- les pénicillines : amoxicilline [clamoxyl®]
- les fluoroquinolones : ciprofloxacine [ciflox®]
- les cyclines : doxycycline [tolexine®]
Attention de nombreuses résistances de la bactérie à des antibiotiques sont rapportées (cotrimoxazole, céphalosporines). Le choix se fait aussi en fonction du terrain du malade : allergies, état de santé, femme enceinte...
Vaccination. Il existe des vaccins contre la maladie du charbon surtout à usage vétérinaire. Les vaccins humains sont de facture ancienne, leur tolérence est inégale, leur efficacité médiocre (environ 40%). D'après l'AMA un des vaccin protège efficacement après administration la 2ème et 4ème semaine et au 6ème, 12ème et 18ème mois. Peu de vaccins sont actuellement disponibles aux Etats-Unis et doivent être réservés aux groupes suivants :
- personnels de laboratoire travaillant sur la bactérie
- personnes qui manipulent des produits animaux pouvant être infectés dans des zones à risque
- vétérinaires pratiquant dans les régions où la maladie est endémique
- militaires dans des régions où le risque d'utilisation d'armes biologiques est important.
Il n'y a aucune indication de la vaccination en France actuellement. La principale mesure visant à ne pas être contaminé concerne l'éducation sanitaire qui vise à lutter contre le contact direct (manipulation de produits...) et un lavage soigneux des parties supposées exposées. (Document du web)".
Posté le 23.06.2008 par geopol
(a) Un biocarburant est un carburant d'origine biologique (agricole) et actuelle, par opposition à un hydrocarbure fossile (pétrole, hydrate de méthane) qui est un biocarburant fossilisé. On devrait parler d'agrocarburant quand il ne s'agit pas de la transformation des produits d'une agriculture biologique.
- "Le terme "biocarburant" est avant tout un raccourci commode pour ce qui devrait s'appeler "carburant d'origine agricole", voire "carburant d'origine végétale". En effet, un "biocarburant" est un combustible liquide obtenu, après des traitements plus ou moins importants, à partir de cultures ou de végétaux non cultivés. Il existe classiquement trois grandes filières de biocarburants :
- les combustibles obtenus à partir de cultures oléagineuses (littéralement , une plante oléagineuse est une plante qui peut fournir de l'huile), et qui sont essentiellement le colza et le tournesol. Dans cette catégorie on va trouver :
+ ce que l'on appelle "l'huile pure", c'est-à-dire le produit direct du pressurage de la graine (de colza ou de tournesol), lequel, après filtration, peut s'utiliser directement comme caburant dans un moteur diesel, sans modification de ce dernier,
+ l'EMHV (ester méthylique d'huile végétale), qui est obtenu en faisant réagir de l'huile de colza ou de tournesol (qui est en fait un acide gras) avec de l'alcool méthylique. On utilise pour cela une réaction qui porte le nom d'estérification et qui se présente schématiquement comme suit : acide + alcool donne ester + eau ; en l'occurrence pour l'EHMV il s'agit d'une transestérification (on estérifie deux fois et la 2è réaction est ester 1 + alcool donne ester 2 + autre alcool) et en bout de course on obtient comme sous-produit du glycérol, encore appelé glycérine. L'EMHV est rarement utilisé pur, mais souvent par incorporation au diesel dans des proportions de 5 à 30%, pour donner ce que l'on appelle du diester,
- les combustibles obtenus à partir d'alcools (méthanol, éthanol). Les cultures concernées sont toutes celles qui peuvent fournir des matériaux capables de fermenter pour donner un alcool. Toutes les cultures sucrières sont donc éligibles (betterave, canne) mais aussi celles qui donnent de l'amidon (le blé par exemple), lequel amidon, par hydrolyse, donne ensuite du sucre. Dans cette catégorie on va trouver :
+ les alcools utilisés purs (comme au Brésil), mais cela nécessite de modifier le moteur des voitures,
+ l'ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether), et le MTBE (Méthyl Tertio Butyl Ether), qui sont obtenus en faisant réagir les alcools avec un produit pétrolier obtenu en raffinerie, l'isobutène (encore appelé isobutylène), qui est un hydrocarbure de formule C4H8.
- les combustibles obtenus à partir du méthane contenu dans le biogaz. Le biogaz est ce qui résulte de la fermentation, hors de la présence d'oxygène (donc hors de la présence de l'air, en pratique), de n'importe quel matériau organique : déchets alimentaires, déchets de bois, paille, et bien sûr produits des cultures. En pratique ce biogaz est obtenu en mettant des matériaux organiques dans une enceinte qui est à l'abri de l'air et en "laissant faire" les bactéries qui vont les décomposer, puis on en extrait le méthane (qui représente de 50% à 90% du gaz dégagé par la fermentation, le reste étant essentiellement du CO2 et de la vapeur d'eau). Ce méthane peut s'utiliser pur (comme le GNV, ou gaz naturel véhicule, lequel provient par contre de gisements de gaz naturel) ou servir à alimenter un procédé industriel de fabrication de combustibles liquides à partir de gaz (le procédé Fischer-Tropsch).
Ces diverses filières peuvent fournir ce que l'on appelle des "co-produits", c'est-à-dire des produits qui ne sont pas ceux désirés mais qui peuvent quand même "servir à quelque chose" :
+ après trituration (c'est-à-dire essentiellement broyage), ce qui n'est pas de l'huile dans les graines de colza et de tournesol forme une espèce de pâte que l'on appelle des tourteaux, et qui servent à l'alimentation animale (c'est une source de protéines) ;
+ l'estérification produit de la glycérine, qui est utilisée par les chimistes ;
+ la production d'alcool à partir de betteraves produit des pulpes (ce qui reste après obtention du jus), des vinasses (car la fermentation du jus de betterave produit une espèce de "vin", qui contient bien plus d'eau que d'alcool, et qui doit être distillé : l'alcool est évaporé en premier et il reste des vinasses, exactement comme pour la production des eaux-de-vie !),
+ la production d'alcool à partir de blé ne produit pas de pulpe, mais des résidus solides subsistant dans la "mixture" qui a fermenté, laquelle "mixture" est obtenue en broyant les graines de blé, en y ajoutant de l'eau, ainsi que quelques additifs divers nécessaires au procédé. Cette "mixture" produit donc une espèce de vin mélangé à des particules solides, et ces particules, évacuées en cours de traitement sous une forme plus ou moins humide, s'appellent des drèches. (Jean-Marc Jancovici, "Que pouvons nous espérer des biocarburants ?", décembre 2004)".
(b) Le développement des biocarburants ne peut suffir à enrayer le phénomène de réchauffement climatique sans une réduction très significative de la consommation et de l'extraction des énergies fossiles actuelles (charbon, pétrole et gaz naturel).
- "La consommation mondiale de biocarburants représentent aujourd'hui environ 15 millions de tonnes équivalent pétrole, alors que la consommation mondiale de pétrole est de 3 500 millions de tonnes par an. Autant dire que le développement des carburants issus du colza et de la betterave est un intéressant problème de politique agricole, mais n'est qu'un élément négligeable d'une politique énergétique. Le Brésil, que l'on cite souvent en exemple, a une surface égale à 17 fois celle de la France, et un parc automobile deux fois inférieur. Il est évident que la baisse de la consommation d'énergie ne sera significative que si elle porte sur les postes de consommation les plus importants. Au niveau individuel, il s'agit du chauffage, de l'achat des produits manufacturés et des transports. Et il est tout à fait clair que la consommation d'énergie ne baissera que si elle est plus chère. (Jean-Marc Jancovici, audition à l'Assemblée dans le cadre du rapport Kosciusko-Le Deaut sur le changement climatique, avril 2006)".
(c) Le mieux est peut-être de faire des biocarburants produits sur le sol national les combustibles des tracteurs nationaux.
- "Les calculs d'ordre de grandeur ci-dessus montrent que l'on peut néanmoins envisager quelques millions de tonnes de biocarburants en France sans inconvénient ingérable. Encore une fois, nous n'y sommes pas pour faire rouler la voiture de Monsieur tout le monde au biocarburant, mais sachant que la consommation de produits pétroliers de l'agriculture est de l'ordre de 4 Mtep dans le pays, pourquoi ne pas affecter prioritairement ces biocarburants pour faire rouler les tracteurs ? On pourrait ainsi partiellement protéger une profession qui est souvent financièrement tendue - les agriculteurs - des soubresauts du marché pétrolier, le prix des biocarburants ne variant pas aussi vite que ceux du diesel en cas de hausse brutale de ce dernier (et ne variant pas du tout si ces biocarburants sont produits avec des calories nucléaires). On achèverait ainsi de traiter ce dossier des biocarburants pour ce qu'il est vraiment , au moins aujourd'hui : un intéressant problème de politique agricole, mais un enjeu secondaire de politique énergétique. Sur ce dernier point, il vaut bien mieux commencer par faire de sérieuses économies d'énergie pour s'affranchir du pétrole que de tout miser sur un "pétrole vert", qui sera justement d'autant plus intéressant en proportion de la consommation que cette dernière aura commencé par sérieusement baisser avant. (Jean-Marc Jancovici, "Que pouvons nous espérer des biocarburants ?", décembre 2004)".
(d) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Combustibles fossiles. Herbe à éléphant. Moteur Elsbett.
Posté le 23.06.2008 par geopol
(a) Un biocombustible est un combustible (une matière destinée à être brûlée) d'origine biologique. Le plus souvent, il s'agit d'un végétal (une partie de la biomasse).
(b) Pendant des millénaires, pour Homo Sapiens Demens, le bois a été le principal biocombustible.
(c) Avec la disparition inéluctable des combustibles fossiles (la tourbe, le gaz naturel, le charbon, le pétrole) et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre qui provoquent un réchauffement climatique, chaque nation industrielle est à la recherche de nouveaux biocombustibles (comme l'herbe à éléphant), dont certains (canne à sucre, maïs), au lieu d'être brûlés directement (comme le café en situation de surproduction) sont une matière première pour produire du biocarburant.
(d) Un biocombustible fixe le carbone de l'air (mais le restitue dans l'atmosphère quand il est brûlé).
(e) Rien n'est parfait :
- Un biocombustible produit par des procédés industriels (engrais chimiques) relache des gaz à effet de serre dans l'atmosphère ; il doit donc être produit de la manière la plus "propre" possible ;
- Le sol utilisé pour la culture des biocombustibles entre en concurrence avec les sols utilisés pour la production de l'alimentation biologique des humains.
(f) Il faut donc résoudre ces problèmes à l'échelle de la Terre et au profit de toute l'humanité.
(g) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : CO2. Effet de serre. Equivalent carbonne. Méthane.
Posté le 23.06.2008 par geopol
(a) Formées par des milliards d'années de la Géologie sur Terre, les combustibles fossiles sont le charbon, le gaz naturel et le pétrole.
(b) Bien avant l'épuisement des combustibles fossiles, brûlés en quelques siècles, nous passerons de l'Economie Politique à la Géologie Politique.
- "Notre civilisation est fondée sur l'utilisation des combustibles fossiles. Entre 1400 et 1820, un Français a doublé son pouvoir d'achat. Entre 1950 et 2000, il l'a multiplié par quatre, parce qu'il a consommé durant cette période beaucoup plus de combustibles fossiles. Or, toute perturbation de l'économie, notamment par les guerres, fait diminuer le pouvoir d'achat. Celui d'un Français a atteint un maximum en 1913, qui n'a été retrouvé qu'en 1968. Le manque d'énergie peut conduire à des crises de civilisations. La déforestation massive a provoqué la disparition des Sumériens. Nous aurions pu disparaître à la fin du Moyen Âge en raison de la déforestation. Nous avons été sauvés grâce au charbon. La disparition progressive des combustibles fossiles va donc nous poser un problème majeur, même en faisant abstraction de l'effet de serre. Le prix de l'énergie doit être augmenté. Le baril de pétrole, déduction faite des taxes, n'est pas plus cher que l'eau minérale. Quand on le paie 60 dollars, il sort d'Arabie Saoudite à 3 ou 4 dollars, et le prix du transport le porte à 5 dollars. Il est vrai que nous ne sommes pas seuls et que nous évoluons dans le contexte d'une économie internationale concurrentielle. Les premières augmentations de taxes devraient concerner les consommateurs captifs, qui ne peuvent pas se délocaliser. (Christian NgÔ, audition à l'Assemblée dans le cadre du rapport Kosciusko-Le Deaut sur le changement climatique, avril 2006)".
- "Il faut un hectare de terre pour produire une tonne de biocarburant, en rendement net. En France, nous consommons 95 millions de tonnes de pétrole. La France compte 50 millions d'hectares. Quelle que soit l'augmentation de notre production de biocarburants, elle ne couvrira jamais qu'une part négligeable de notre consommation de pétrole. (Jean-Marc Jancovici, audition à l'Assemblée dans le cadre du rapport Kosciusko-Le Deaut sur le changement climatique, avril 2006)".
(c) Du point de vue des dangers d'un réchauffement climatique provoqué par l'augmentation anthropique de l'effet de serre, il n'y a pas de rareté de ces combustibles, mais trop grande abondance. Il importe que les deux tiers des réserves actuelles restent dans les couches géologiques et que les hydrates de méthane ne s'évaporent pas dans l'atmosphère. Comme le dit Jean-Pierre Dupuy, le danger est soit la survie de l'humanité (aspect quantitatif), soit la perte des valeurs de cette humanité (aspect qualitatif).
(d) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Révolution industrielle. "Géologie Politique".
Posté le 23.06.2008 par geopol
(a) On nomme 'crise de l'énergie' la prise de conscience de la raréfaction et de l'épuisement prévisible des énergies fossiles (charbon, pétrole) au rythme actuel auquel nous les extrayons et consommons.
(b) A cette crise participe la production d'énergie nucléaire, à travers le lancinant problème du stockage de ses très durables déchets radioactifs.
(c) Enfin, les énergies renouvellables, toutes d'origine solaire, sont encore d'un coût prohibitif par rapport au prix de revient actuel du pétrole.
(d) On attend le pic de Hubbert, manifestant la rareté du pétrole et une durable supériorité de la demande sur l'offre (élévation durable du niveau des prix des variantes de cette source).
(e) De temps en temps, cette crise s'intensifie pour des raisons à la fois politiques (pays arabes de l'Opep, en lutte idéologique contre l'Etat d'Israël) et spéculatives (amplification par les marchés).
(f) Existe-t-il une énergie libre abondante, propre et peu coûteuse ? Peut-on récupérer une partie de l'énergie du vide (CEDIR, Capture d'Energie Diffuse par reconstitution d'Isobare Radioactif) ? Le vide de matière n'étant pas un vide d'énergie, mais de l'espace.
- "un calcul simple montre que pour deux cubes identiques de 35 mètres de côté contenant du vide, l'un à la surface de la Terre, l'autre à la surface du Soleil, la différence d'énergie entre les deux cubes est égale à la production d'électriité en France en 2003 (542.3 milliards de kWh soit 1.98 10^18 J). Et cette fantastique concentration d'énergie, nous pouvons la capter. En effet, la stabilité de la matière est expliquée en synergétique comme une résonance des noyaux (des atomes qui forment toute matière) avec le milieu diffus, ce gigantesque océan d'énergie. La radioactivité, qui est la preuve d'une instabilité de certains atomes, est alors expliquée comme une mauvaise résonance. Le noyau, à la moindre fluctuation du milieu, change de fréquence pour entrer en résonance avec le pic d'énergie le plus proche pour retrouver sa stabilité. Les interactions faibles (radioactivité béta) ont la particularité de "pomper" de l'énergie au milieu et nous en restituer une grande partie. Des expériences sur le Tokamac de Fontenay-aux-Roses (TFR) ont permis cette capture d'énergie diffuse mais cela gênait trop d'intérêts et les résultats furent étouffés. Il est facile de calculer la puissance spécifique béta de certains corps capables de capter cette énergie. Ces corps ne servant que d'antenne ne sont pas consommés mais toujours renouvelés et il n'y a plus de problème de déchets, de pollution, d'énergie fossile épuisable et de privilégier certains pays par rapport à d'autres. (G. de Lachèze-Murel, "La théorie synergétique : une solution à la crise de l'énergie")".
(g) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : René-Louis Vallée.
Posté le 23.06.2008 par geopol
(A) Concept.
(a) L'Economie hydrogène est la proposition d'une alternative à notre actuelle "Economie pétrole", rapidement condamnée à la disparition dès le passage du Pic de Hubbert.
(b) L'hydrogène n'est pas une source d'énergie primaire, comme le Bois, le Charbon ou le Pétrole, car il n'y a pas de gisements d'hydrogène. Mais il est très abondant dans l'eau des océans. L'hydrogène est un vecteur d'énergie.
(c) On peut produire de l'hydrogène par l'électrolyse de l'eau, mais cela exige de l'électricité. Cela est possible dans la quatrième génération des centrales nucléaires. La biomasse peut aussi être une source d'hydrogène (avec le méthane). Encore faut-il mettre au point des procédés produisant nettement plus d'énergie qu'ils n'en consomment.
(d) L'hydrogène devient un carburant dans des piles à combustibles, dans lesquelles il produit de l'électricité, de la chaleur et de l'eau, sans pollution.
- "L'hydrogène suscite beaucoup d'espoirs dans le contexte actuel, où on prend conscience de la nécessité de trouver des alternatives à la consommation d'énergies fossiles, et où on s'interroge sur la pollution locale des véhicules. Le principal atout de l'hydrogène est sa capacité à produire de l'énergie, et en particulier de l'électricité. On l'utilise par combustion, dans un moteur thermique pour produire directement du mouvement, ou dans une pile à combustible pour obtenir de l'électricité. Les rendements énergétiques obtenus sont bons, de l'ordre de 60% pour certaines piles. En outre, cette combustion est propre, elle ne rejette que de l'eau. On pense alors tout de suite à l'automobile, qui nécessite trop d'énergie pour qu'elle soit stockée dans des batteries, et dont on cherche à diminuer les émissions nocives. L'hydrogène permet d'envisager un véhicule totalement non polluant, à l'autonomie importante, et au rendement énergétique intéressant. Comme on peut en outre le produire par hydrolyse avec de l'électricité, on peut alors concevoir toute une filière propre pour alimenter les véhicules. D'où le terme d'économie hydrogène. (Wikipédia)".
- "Mais pourquoi avoir recours à l'hydrogène pour produire de l'électricité ? Pourquoi ne pas produire directement de l'électricité ? En fait, l'hydrogène apporte à l'électricité la souplesse d'utilisation qui lui fait défaut. En effet, si l'on sait produire de l'électricité de multiples façons, on ne sait pas la stocker efficacement. Les batteries sont coûteuses et n'offrent qu'une autonomie très limitée. L'hydrogène, lui, peut être stocké. Ainsi, avec une réserve d'hydrogène et une pile à combustible, il devient possible de produire de l'électricité n'importe où et n'importe quand, sans être relié au réseau électrique. Grâce à l'hydrogène et à la pile à combustible, électricité et mobilité deviennent plus aisément compatibles. (CEA, "L'hydrogène ou l'élecricité sans fil à la patte")".
(e) Si ce concept est intéressant et appelé à un grand développement, il faut encore résoudre de nombreux problèmes (réduction du volume, récipents solides, légers et résistants, coût de transport). Les nanotubes de carbone peuvent être un moyen de piéger les molécules d'hydrogène, dans de grandes éponges.
(f) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : CO2. Nanotechnologies.
(B) Ouvrage.
(a) "L'économie hydrogène. Après la fin du pétrole, la nouvelle révolution économique" (The Hydrogen Economy) est le titre d'un ouvrage (Cahiers libres, octobre 2002) de Jeremy Rifkin.
- "Alors que nous pensions, il y a peu, pouvoir bénéficier encore de quarante années et plus de réserves de pétrole brut, les géologues les plus éminents prévoient que la production pétrolière mondiale pourrait connaître un fort déclin dès la fin de la décennie. L'essentiel des réserves d'or noir réside désormais au Moyen-Orient, une région dont l'instabilité géopolitique fait peser une menace sur l'accès au précieux combustible. La tentation est grande, pour les pays industrialisés, de se tourner vers les énergies les plus polluantes — charbon, huiles lourdes —, susceptibles d'aggraver le réchauffement de la planète. Dans cet ouvrage visionnaire, Jeremy Rifkin explique qu'il existe une alternative, une ressource énergétique inépuisable et «propre» : l'hydrogène, utilisé dans les piles à combustible déjà introduites sur le marché américain pour les usages domestiques et industriels. Les grands constructeurs automobiles dépensent des milliards de dollars pour le développement de voitures, bus et camions à hydrogène. L'ère du pétrole touche à sa fin, affirme Jeremy Rifkin, ouvrant la voie d'une extraordinaire révolution économique. Un nouveau régime énergétique apparaît, susceptible de reconstruire la civilisation sur d'autres fondements. Si cette nouvelle technologie n'est pas abandonnée aux grands fournisseurs d'électricité, les piles à combustible permettront à chaque être humain de produire et même d'échanger sa propre électricité. L'ensemble de nos institutions économiques, politiques et sociales, ainsi que nos modes de vie s'en trouveraient transformés. (Quatrième de couverture)".
(b) Table des matières :
Remerciements - Introduction -
1. Sur la mauvaise pente de la courbe de Hubbert - Des comptes truqués - Un détour par les faits - Les Cassandre et les Candide - Les derniers barils de pétrole -
2. Grandeur et décadence énergétiques des civilisations - Civilisation et énergie - Les lois de la
thermodynamique - Repenser le progrès économique - Les causes du déclin des grandes civilisations - L'histoire de Rome d'un point de vue thermodynamique -
3. L'ère des combustibles fossiles - Les coulisses de l'histoire - La maïeutique du pétrole - Une nouvelle mobilité - L'empire du pétrole - La grande transformation commerciale -
4. Le joker islamiste - La vision du Prophète - La conception européenne de la science - Des influences occidentales - L'islamisation - Des temps difficiles - L'Arabie saoudite - Le dépérissement de la démocratie - La politisation du pétrole -
5. Le grand cataclysme - L'option gaz naturel - Les pétroles lourds et le réchauffement de la planète - L'héritage entropique de l'âge industriel - Le scénario du pire -
6. Menaces à l'horizon - La menace bioterroriste - Les points faibles - Les «cultures pétrolières» - La grande panne d'électricité - Une nation menacée -
7. À l'aube de l'économie hydrogène - La «décarbonisation» - L'élixir énergétique - Une énergie qui demande à être produite - Des centrales miniatures : les piles à combustible - La production répartie - L'Hydronet - Une centrale électrique dans la voiture -
8. Une autre mondialisation - Les leçons du World Wide Web - L'hydrogène, un bien public ? - Démocratiser l'énergie - De la théorie à la pratique - Affranchir les plus démunis - Repenser la sécurité - De la géopolitique à une politique de la biosphère - Bibliographie.
(c) Extraits de presse :
«Jeremy Rifkin est président de la Foundation on Economic Trends, un institut de recherche de Washington. Il a été conseiller économique du président Clinton et à déjà publié "La fin du travail", "Le Siècle biotech", et "L'âge de l'accès", tous parus chez La Découverte. Son nouvel essai, L'économie hydrogène est une réflexion stimulante sur l'énergie de demain. Montrant que la production du pétrole devrait décliner d'ici une ou deux décennies, il plaide pour le développement d'une énergie révolutionnaire, celle de l'hydrogène.» LA CROIX
«La fin du pétrole est annoncée. D'ici quelques dizaines d'années au plus. Le moteur de l'économie va-t-il tomber en panne ? Pas sûr, répond Rifkin, qui y voit plutôt une chance pour opérer, notamment grâce à l'hydrogène – une énergie propre – une véritable révolution de nos modes de consommation. L'auteur reste un visionnaire. À lire.» L'EXPANSION
«Qu'importe […] si les experts ne sont pas tous d'accord sur la date de l'épuisement des sources pétrolières. Elle se profile, de toute façon, d'ici à quelques dizaines d'années. Cela suffit à Rifkin pour de lancer, de sa large écriture claire, dans un flamboyant plaidoyer en faveur des énergies
renouvelables et en particulier de l'hydrogène, combustible éternel. L'enjeu est global. Car la fin de l'ère des énergies fossiles qui ont structuré le monde ancien, annonce aussi l'avènement d'une toute autre société mondiale.» LE FIGARO ÉCONOMIE
«Dans un livre publié en français cette semaine aux éditions La Découverte, L'Economie hydrogène, le sociologue américain Jeremy Rifkin annonce rien de moins que la fin du pétrole, avec pour conséquences une révolution économique planétaire et une nouvelle Renaissance, plus considérable que la précédente, puisque celle-ci toucherait, cette fois, l'ensemble de l'espèce humaine. » TÉLÉRAMA
«L'Economie hydrogène a le mérite de poser le débat et de mettre en lumière le rôle futur d'une source d'énergie peu connu du grand public français, mais plus crédible que les énergies renouvelables - ces dernières ne pouvant pas se substituer complètement aux énergies classiques. » NOUVEL ÉCONOMISTE
«Outre que les prophètes ont parfois raison, les ouvrages de Jeremy Rifkin présentent le très grand intérêt de mettre ces problèmes en perspective, à la fois sur un plan historique et au niveau planétaire. Entre vision très structurée et anecdotes significatives, son propos est tout aussi agréable à lire qu'intellectuellement stimulant. » TRANS RURAL INITIATIVES
«La vision d'un monde futur fondé sur l'hydrogène, source d'énergie potentiellement illimitée, qui était celle de Jules Verne, fait aujourd'hui l'objet de toutes les attentions. C'est ce qu'affirme Jeremy Rifkin, auteur américain à la recherche des grandes utopies de ce monde, comme La Fin du travail, un de ses livres à succès [...]. Selon l'auteur, nous vivons les prémisses d'une crise énergétique globale et permanente. Avec la nouvelle révolution économique qui nous attends, Rifkin va plus loin que la simple critique du passé. Il fonde les bases d'un « nouveau régime énergétique », un long et très complet plaidoyer pour repenser le progrès économique. » POLITIS
«Gouverner c'est prévoir. Avec son livre, Jeremy Rifkin ouvre un vaste chantier de réflexion. L'ère des combustibles fossiles, l'âge du pétrole, touche à sa fin. Certes. Mais quel monde, quel futur énergétique faut-il préparer dès aujourd'hui pour pérenniser nos économies et assurer l'équilibre géopolitique de la planète ? [...] Pour Rifkin aucun doute. L'économie du futur sera l'économie de l'hydrogène ! Mais la transition d'un système à un autre s'accompagnera de modifications à la fois sociales et économiques. Le danger est donc grand de ne pas être à la hauteur du défi. Mais ça, seul l'avenir nous le dira. » RENAULT MÉDIAS
«Auteur de nombreux livres sur l'impact des changements scientifiques et technologiques sur la société, Jeremy Rifkin fait une nouvelle fois la preuve de son formidable talent d'agitateur d'idées [...]. La démonstration est classique, mais très efficace [...]. Avec brio, l'auteur rappelle à quel point
l'avènement et le déclin des civilisations est lié à leurs conditions d'accès aux sources d'énergie [...]. Jeremy Rifkin propose dans cet ouvrage un voyage au coeur des problématiques énergétiques et géopolitiques très stimulant. » LES ÉCHOS
«Auteur de best-sellers, Jeremy Rifkin, président de la Foundation on Economics Trends à Washington, ne laisse jamais indifférent [...]. Il annonce dans ce dernier ouvrage une révolution économique : la fin des énergies fossiles et l'avènement de l'ère de l'hydrogène, une source d'énergie disponible en quantité illimitée. À l'heure où le pétrole irakien (les deuxièmes réserves mondiales) est au centre d'enjeux internationaux qui menacent la paix dans le monde, on comprend qu'au-delà d'une simple révolution énergétique, ce sont de nouveaux équilibres politiques et plus largement un changement de société qui se profile à l'horizon si les théories de Rifkin se confirment [...]. Un vaste chantier sur lequel méditer ! » NICE-MATIN
«Plus qu'un ouvrage sur les techniques de l'hydrogène comme vecteur d'énergie et leur irruption dans nos sociétés (...), le livre de Jeremy Rifkin L'économie hydrogène est une réflexion sur le rôle de l'énergie - au sens le plus vaste - dans l'activité humaine et dans le développement économique.» PÉTROLE & GAZ INFORMATIONS
«Jeremy Rifkin n'apporte pas toutes les réponses, mais il pose les bonnes questions.» FUTURIBLES
Posté le 23.06.2008 par geopol
Terme de Physique.
(A) Stricto sensu.
(a) L'énergie est une grandeur qui représente la capacité d'un corps ou d'un système à produire un travail, à élever une température, etc.
(b) L'énergie se manifeste sous des formes très diverses : énergie calorifique, électromagnétique, électrique, nucléaire, mécanique, liaisons chimiques, etc.
(c) Les sources d'énergie (bois, charbon, pétrole, barrages, centrale nucléaire, etc.) sont fondamentales pour le machinisme. Elles ont pris une importance géostratégique pour l'économie mondiale.
(d) Lorsqu'Homo Sapiens Demens dépense une grande quantité d'énergie, externe à son organisme, au volant d'une voiture, au guidon d'une moto, aux commandes d'un avion à réaction, d'un engin de travaux publics ou d'une machine de précision, il éprouve une sensation de puissance et un fort dynamisme. Cette situation est largement une illusion, dans la mesure où cette destruction d'énergie fossile n'est pas renouvellable. Le progès technique, compatible avec un développement durable, ne peut pas être identifié avec cette dépense d'énergie. La psychologie des siècles de gaspillage des énergies fossiles ne sera pas durable.
(e) Les usages de l'énergie peuvent servir de base à une autre classification, surtout si une source n'est pas adaptée à plusieurs usages. C'est ainsi qu'un véhicule spatial doit avoir deux sources d'énergie, une source pour la propulsion (moteurs), une source pour l'électricité des instruments scientifiques.
(f) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Équivalence des formes d'énergie. Homo Sapiens Demens. Matières premières. Matière première. Nature. "Critiques à Keynes". "AEH Valeur".
(B) Largo sensu.
(a) L'énergie est le contenu et la forme de l'Univers.
(b) Cette énergie peut prendre forme sous trois matières.
- "Lupasco nous introduisait dans le creuset alchimique d'une science et d'une philosophie rigoureuse qui, par une sorte de logique interne, parvenait à ouvrir les plus grands horizons. Insensiblement il nous faisait comprendre la nature du miroir, mais aussi à pressentir ce qu'il y a de l'autre côté du miroir. Il fallait un autre regard. Car dit-il, "s'il n'y a de démarche que scientifique, les acquisitions théoriques de la connaissance constituée, n'y répondent plus" (Stéphane Lupasco, Les Trois Matières, 10/18 Julliard, 1970, p 58). Certes, l'énergie est tension des contradictoires, certes elle est constamment une interaction à tous les niveaux, une énergie créatrice qui n'obéit pas à l'entropie mais à la néguentropie. L'énergie a donc un sens. Personne ne sait vraiment si dans 50 milliards d'années l'univers se désintégrera en pure lumière, ni même qu'elle sera la nature de cette lumière, et où elle ira. L'ordre vivant a un sens. L'énergie se manifeste sous forme d'évènements constants, l'interaction des particules. La majeure partie de ces particules obéit au Principe d'exclusion de Pauli. Heureusement, sans cela, on ne serait pas là pour en parler. Mais les photons, qui n'ont ni charge, ni masse, sont eux, indépendants, tout comme les neutrinos. Ils obéissent à un autre ordre. Lequel ? Un ordre global où la causalité, si elle existe, échappe à notre perception. (Michel Random, "L'énergie et la troisième matière", document du web)".
(c) Référence :
- "L'Énergie, la troisième des faces de la Matière. Sous ce mot, qui traduit le sens psychologique de l'effort, la Physique a introduit l'expression précise d'une capacité d'action, ou plus exactement, d'inter-action. L'énergie est la mesure de ce qui passe d'un atome à l'autre au cours de leurs transformations. Pouvoir de liaison, donc ; mais aussi, parce que l'atome paraît s'enrichir ou s'épuiser au cours de l'échange, valeur de constitution. Du point de vue énergétique, renouvelé par les phénomènes de radio-activité, les corpuscules matériels peuvent maintenant se traiter comme les réservoirs passagers d'une puissance concentrée. Jamais saisie, en fait, à l'état pur, mais toujours plus ou moins granulée (jusque dans la lumière !) l'Énergie représente actuellement pour la Science la forme la plus primitive de l'Étoffe universelle. D'où une tendance instinctive de nos imaginations à la regarder comme une sorte de flux homogène, primordial, dont tout ce qui existe de figuré au Monde ne serait que de fugitifs « tourbillons ». L'Univers, de ce point de vue, trouverait sa consistance et son unité finale au terme de sa décomposition. Il tiendrait par en bas. Retenons les constatations et les mesures indiscutables de la Physique. Mais évitons de nous attacher à la perspective d'équilibre final que celles-ci paraissent suggérer. Une observation plus complète des mouvements du Monde nous obligera peu à peu à la retourner, c'est-à-dire à découvrir que, si les choses tiennent et se tiennent, ce n'est qu'à force de complexité, par en haut. (Pierre Teilhard de Chardin, "Le Phénomène humain", Editions du Seuil, Paris, 1956)".
(d) Sur le Cédérom Encyclopédique (http://houdoy.hubert.free.fr/cdencycl.html) vous trouverez les définitions et les textes : Energie psychique. L'énergie et la matière vivante. L'énergie et la matière phychique. Matière phychique. Point de vue économique.